Un contexte en mutation rapide
La planète va devoir faire face à des contraintes environnementales et sociales qu’elle n’a encore jamais connues. Selon un rapport du groupe intergouvernemental d’experts pour l’étude du climat, il est prévu une hausse de la température de 1,5 à 6 °C d’ici la fin du siècle en fonction des politiques mises en place pour réduire la consommation d’énergie et l’émission de gaz à effet de serre. De nombreuses catastrophes naturelles semblent liées à ce réchauffement global. Pour limiter ces effets des études préconisent de diviser par 2 à l’horizon de 2050 les émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale.
Il y a également une augmentation significative de la population mondiale qui va représenter un rôle fondamental dans les années à venir à la fois en termes de consommation énergétique, mais qui entrainera aussi un fort accroissement du parc des bâtiments.
Les différents gouvernements des pays industrialisés ont mis en place leurs propres objectifs nationaux, mais dans un but commun qui est de réduire de 4 a 5 fois les émissions de gaz à effet de serre par rapport à une base prise sur l’année 1990, à l’horizon de 2050.
La France n’est pas en reste et sa politique nationale sur le Développement Durable va dans ce sens avec la mise en place de sa Stratégie Nationale pour le Développement Durable en 2003 et de son Plan Climat décliné à différentes échelles ensuite en 2004.
A l’heure actuelle, la consommation moyenne en énergie primaire d’un bâtiment est d’environ 400 kWh/an/m² chauffé pour l’ensemble du parc. A l’horizon de 2005, l’objectif est de divisé ce chiffre par 4 afin de réduire les émissions de CO2, de baisser les factures d’énergie, et de réduire la dépendance aux énergies fossiles dont le prix va inexorablement augmenter à cause de l’épuisement de ces mêmes ressources.
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